Articoli di Giovanni Papini

1905


in "Alleati e nemici":
(rec.) Sur la logique de l'Invention di Édouard Le Roy

Pubblicato su: Leonardo, anno III, fasc. 16, p. 73
Data: aprile 1905




pag. 73



   E. LE ROY. — Sur la logique de l'Invention (in REVUE DE METAPHYSIQUE ET DE MORALE, Mars, 1905, pp. 193-223.

   Da qualche tempo il più fecondo espositore della Philosophie Nouvelle taceva e pareva che il partito leibniziano e razionalista della Revue de Metaphysique fosse riuscito a cacciare via il nemico.
   Ma il Le Roy ricompare sulla scena con questo articolo nel quale, fedele al metodo bergsoniauo, vuol rintracciare i modi coi quali la scienza si crea avanti di esser fissata nelle formule del discorso.
   Ci si ritrova, perciò, l'ostilità all'intellettualismo, ai metodi stabiliti, l'amore dell'immagine che suggerisce, dell'oscurità che fa scaturire la luce, dell'azione creatrice, dell'immaginazione e dell'arte.
   È impossibile dunque tentarne un riassunto. Non si può che indicarne lo spirito. Esso è, in fondo, un'esortazione alla «plasticità intellettuale», un incoraggiamento a ricercare l'assurdo, l'irrazionale per fare delle scoperte, un appello all'azione come sorgente di teorie, una lode della varietà e molteplicità delle attitudini spirituali.
   «L'invention s'accomplit dans le nuageux, dans l'obscur, dans l'inintelligible, presque dans le contraditoire» (196) «Posseder l'esprit d'invention consiste en fin de compre en ceci: croire à l'evolution de revidence et à la plasticité de la raison» (203), «Une invention quelconque a toujours les caracteres d'une oeuvre d'art» (221). Sono frasi che non contenteranno certo gli spiriti aristotelici ma che contengono un senso molto vivace della vita interna del pensiero scientifico.
   E inutile dire delle relazioni della Philosophie Nouvelle col Pragmatismo. Esse risultano abbastanza chiaramente dal passo seguente ove son suggerite vigorosamente le idee di azione, di provvisorietà e di particolare, «Tout inventeur est un homme d'action. Sa pensée ne ressemble pas à celle du contemplateur ou du critique. C'est une pensée directe, naive, agissante, rapide, essentiellement concréte et spécifique, et aussi une pensée flexible, prudente, souple, capable de s'adapter aux variations des circonstances, attentive à rester en contact avec sa matière ci docile à se plier aux moindres indications de l'experience. N'avoir point de préjugés, s'affranchir de l'erudition livresque, eliminer tout symbole, tonte forme interposée entre l'extérieur et nous, se libérer des théories habituelles pour autant que celles-ci constituent des idées toutes faites qui tendent à masquer le réel, à en gêner la vue dirette, en un mot revenir au primitif, à l'iminediat, c'est-à-dire à la pensée action: c'est ainsi qu'il faut proceder toujours. Pas de principes absolus qui detourneraient de renouveler incessamment l'effort; pas de conviuctions a priori sur ce qui est possible ou impossible pas de dogmes-formules apportata des solutions combinées d'avance; pas de méthodes passe-partout sépétées machinalement comme des rites immuables. Non, mais des idées modestes, particulières, proches des choses, variables d'un cas à l'autre, prêtes à se transformer au besoin, aussi attentives à leur opportunité qu'à leur rigueur et n'ayant en somme de fixe en elles qu'une tendance, une direction, un seni de mouvement, C'est sur des cas parliculiers qu'on invente....»


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